Monument aux héros de l’Armée Noire

Situé sur la place de la Liberté, il présente cinq soldats noirs devant lesquels se tient un soldat blanc. Construite en 1922par Paul Moreau-Vauthier et inaugurée en 1924, c’est un hommage de la France aux soldats de l’Armée Noire morts au combat durant la Première Guerre mondiale. Elle porte une inscription : « En témoignage de la reconnaissance envers les enfants d’adoption de la France, morts au combat pour la liberté et la civilisation ».

Il est à noter que cette statue est mal comprise par les bamakois ; ceux-ci la voyant comme une représentation des sofas de Samory.

Aussi, c’est un des rares monuments de l’époque coloniale n’ayant pas été déboulonné à l’indépendance.

Un monument sorti du même moule fut érigé à la même époque à Reims « en témoignage de reconnaissance envers les Enfants d’adoption de la France, morts en combattant pour la Liberté et la Civilisation ». Constitué du même groupe de personnages sur un socle en granit où étaient gravés les noms des principales batailles de la Première Guerre mondiale impliquant des troupes africaines, il fut retiré en 1940[1] par les Allemands et disparut. Une reconstitution en a été faite en 2013.